Comment devenir détective privé indépendant ?

En France, un détective privé a pour mission de mener des recherches pour le compte de particuliers, d’entreprises ou de sociétés d’assurance. Il intervient dans des domaines aussi variés que la lutte contre la fraude, la recherche de personnes disparues, le recueil de preuves en vue de procédures judiciaires, etc. Il peut exercer en tant que salarié d’une agence ou en tant que professionnel indépendant. Dans ce dernier cas, il est souvent désigné comme un agent de recherches privées ou un enquêteur privé. Mais comment devenir détective privé indépendant ? Quelle formation suivre ? Quels sont les prérequis ? Suivez le guide !

Ce qu'il faut retenir :

  • Le métier de détective privé nécessite des compétences particulières et une formation spécifique, notamment en droit, en sécurité ou en gestion d'entreprise.
  • Pour devenir détective privé indépendant, il est recommandé d'avoir au moins une licence professionnelle, voire un master.
  • Il est également nécessaire d'avoir un casier judiciaire vierge, en raison du lien direct avec la police judiciaire.
  • Les formations pour devenir détective privé peuvent être suivies dans une école spécialisée, via une licence professionnelle ou par le biais de formations continues pour les personnes en reconversion.
  • Une fois la formation terminée, il est nécessaire de créer son agence de détective privé en obtenant une autorisation d'exercice délivrée par le CNAPS, en choisissant un statut juridique, tel que l'auto-entrepreneur, et en s'inscrivant au RCS.

Les compétences et prérequis pour devenir détective privé

L’activité de détective privé requiert des compétences particulières et une formation spécifique. Il ne suffit pas d’avoir la passion des enquêtes pour devenir un professionnel de la recherche privée.

Au départ, le métier de détective est accessible à partir d’un niveau bac. Une licence professionnelle, voire un master, est recommandée pour entrer dans la profession. Les formations en droit, en sécurité ou en gestion d’entreprise sont particulièrement pertinentes.

Outre la formation, le futur détective doit avoir un casier judiciaire vierge. Cette profession, qui est en lien direct avec la police judiciaire, requiert une probité irréprochable. Le code de sécurité intérieure précise d’ailleurs que “l’activité de l’agent de recherches privées ne peut être exercée si la personne a fait l’objet, dans un délai de cinq ans avant l’octroi de l’autorisation, d’une condamnation à une peine correctionnelle ou à une peine d’emprisonnement sans sursis”.

Le détective privé indépendant doit avoir des compétences en gestion d’entreprise puisqu’il est amené à gérer son activité en tant qu’auto-entrepreneur.

Les formations pour devenir détective privé

Il existe plusieurs formations professionnelles qui permettent d’accéder à la profession de détective privé :

  • Dans une école de détective privé. Ces établissements proposent généralement un enseignement qui couvre tous les aspects du métier : droit, sécurité, enquêtes, gestion d’entreprise, etc. A l’issue de la formation, l’étudiant obtiendra un diplôme qui lui permettra d’exercer le métier de détective privé.
  • Une licence professionnelle en sécurité, en droit ou en gestion d’entreprise. Ces formations sont accessibles à partir d’un niveau bac+2 et permettent d’acquérir les compétences nécessaires pour exercer le métier de détective privé.
  • Formation continue pour les personnes déjà en activité qui souhaitent se reconvertir dans la profession de détective privé. Ces formations sont généralement courtes et permettent d’acquérir rapidement les compétences nécessaires pour exercer le métier.

Créer son agence de détective privé

Une fois la formation terminée, l’étape suivante pour devenir détective privé indépendant est la création de son agence.

Pour cela, il faut d’abord obtenir une autorisation d’exercice délivrée par le Conseil National des Activités Privées de Sécurité (CNAPS). Cette autorisation est obligatoire pour exercer le métier de détective privé.

Ensuite, il faut choisir le statut juridique de son entreprise. Le statut d’auto-entrepreneur est le plus couramment choisi car il offre de nombreux avantages : simplicité de création, gestion simplifiée, charges réduites, etc.

Enfin, il faut s’inscrire au registre du commerce et des sociétés (RCS) et commencer à prospecter pour trouver des clients.